Les deux hommes quittèrent la chambre du héros. Alors il avait perdu la mémoire ? Qu'avait-il oublié ? Que c'était-il passé d'important dans sa vie ? Harry n'y comprenait rien. Il semblait dans un horrible cauchemar.
Les trois jours qui passèrent furent comme incompréhensible pour Harry. Il n'avait ni mangé, ni bu, ni dormi depuis la discussion entre le médicomage et le père Weasley. La famille de ce dernier lui avait rendu visite, un pu plus tard dans la semaine. A peine était-elle rentrée qu'un silence pesant s'installa. Les visiteurs ne devaient pas savoir par où commencer. Harry prit donc la parole :
- Ca va bien ? lança t-il à Hermione, Ron et aux autres.
- Ouais, tout va bien, tout le monde est en pleine forme, répondit Ron, un peu stressé.
- Et comment vont Fred et George ?
Moly éclata en sanglots, Ginny, qui observaient jusqu'à présent la pièce, le regardait avec des yeux rond, alors que Ron était devenu pâle et raide comme une statue. Y avait-il un problème ? Harry n'osa pas demander, car manifestement, au vu des différentes réaction de la famille Weasley, il y en avait un. Etait-ce encore un évènement qui s'était passé dont il ne se souvenait plus ? Notre héros n'en savait rien, mais Moly répondit soudain, entre deux sanglots :
- Ils vont très bien, ils sont au magasin.
- Où est Mr Weasley ? Il n'est pas là? Il ne lui est rien arrivé j'espère !
- Non, il va bien, répondit Hermione, apparemment soulagé de changer de sujet, il est au ministère. Il a beaucoup a y faire pour tout reconstr...
- Pour recruter secrètement pour l'ordre ! devança Ron, alors qu'Hermione devenait aussi rouge que Ginny était rousse.
Harry fit alors un signe discret qui invitait ses deux amis à s'approcher. Ginny, qui consolait sa mère, ne remarqua rien, alors que Ron et Hermione tendait l'oreille :
- Je ne suis pas en sécurité, commença Harry, Sainte Mangouste n'est pas surveillé, je dois m'échapper.
- Mais, répondit alors Ron, ta chambre est gardée par deux aurors qui appartiennent à l'Ordre du Phénix !
- Ron ! Voldemort veut me tuer de sa main ! Ce ne sont pas deux sorciers minables qui vont l'en empêcher !
- On montera la garde alors ! rétorqua le rouquin
- Non ! je n'ai pas envie que vous couriez un tel risque pour moi. Je pense que je vais m'échapper dimanche, dans deux jours. J'ai remarqué que ...
- Non Harry, l'interrompit Hermione, tu es trop faible pour le moment. Ne sort pas de ton lit ! Cela fait des jours que tu ne mange plus ! reste dans ta chambre. Nous sommes certain que Voldemort ne t'attaquera pas ici.
- Hermione ! Voldemort a le contrôle du ministère ! Il fait ce qu'il veut !
Ne pouvant contrecarrer les argument du malade, les deux amis se turent, et quelques minutes après, tous les visiteurs étaient partis, laissant Harry seul dans sa chambre, réfléchissant à sa future évasion.
Plusieurs jours avaient passés : Harry avait reprit des forces. Il mangeait normalement mais dormait toujours très mal. Mais c'était pour une autre raison. Le héros savait que sa tentative de s'enfuir de l'hôpital était très risquée.
Minuit sonna enfin. Le c½ur de Harry battait de plus en plus fort. Il se leva doucement de son lit, puis s'habilla. Il prit sa baguette, posée sur sa table de nuit et la mis dans sa poche. Tout en douceur, il ouvrit la porte. Personne. Il la referma délicatement, puis commença à marcher à pas feutrés dans le couloir faiblement éclairé. Il connaissait cet étage pour y avoir été lors de sa 5ème année. Il descendit les escaliers, puis arriva dans le hall. Il était désert. Pourtant Harry n'avait pas bu de Felix Felicis ! Il marchait avec un peu plus d'aisance, s'approcha de la fausse vitrine qu'il traverserait pour se rendre en plein c½ur de Londres. Il savait ce qu'il ferait ensuite. Il rejoindra Square Grimmaud.
Mais, alors qu'il s'apprêtait à franchir la barrière invisible, un sort le manqua de peu et s'écrasa devant lui. Harry se retourna, sa baguette prête. Il vacilla légèrement, mais était prêt à livrer un combat acharné. Le hall plongé dans la semi obscurité, il na voyait que les ombres de ses assaillants. Ils devaient être une dizaine, à première vu. Une voix, qu'il connaissait, tonna soudain :
- Harry, ne fait pas de bêtises. Ce sont des amis. Ne sort pas, ce serait trop risqué.
- Jamais, cria Harry, alors que son sort de stupéfixion touchait un adversaire à gauche de l'homme qui venait de lui parler. Ce dernier n'avait pas bougé, il avait observé son coéquipier qui s'était écroulé juste à côté de lui.
- Tu ne pourra pas tous nous stupéfixier Harry. Nous ne voulons pas te faire du mal, juste de garder ici, en sécurité. Tu es un peu perturbé, il vaut mieux que reste dans ton lit.
- Mr Weasley ? C'est vous ? dit soudain Harry, que faites vous ici ?
- Harry, répondit Arthur, Voldemort est mort, tu l'as tué de tes mains !
- Non ! je ne vous crois pas ! Vous mentez ! cria Harry, qui, par colère, stupéfixia un autre adversaire.
- Tu te trompe, accepte cette idée, tu l'as tué Harry, tu es notre sauveur !
- Non ! je veux parler à quelqu'un d'autre monsieur. Je veux parler à Lupin. Lui il me comprendra, lui il saura m'écouter ! dit le Survivant, alors que Weasley s'était approché tout près de lui.
- MAIS REMUS EST MORT HARRY, hurla alors le père Weasley, tout en pleurant et en secouant Harry par les épaules, IL EST MORT, TOUT COMME TONKS, OU MAUGREY OU ENCORE FRED ! ILS SONT TOUS MORTS !
Ce fut comme un électrochoc pour Harry. Tout lui revint en mémoire en un instant. Le corps de Remus, à côté de sa femme, l'explosion, le cadavre de Fred, Percy hurlant à ses côté. Les yeux de Fred, vides de vie, vides d'espoir, vides de toute sensation.
Harry tomba à genoux sar le sol dallé du hall. Il plaquait ses mains sur ses yeux, comme si la douleur physique pouvait chasser les mentales. Ils s'enfonçaient ses yeux dans son crâne tout en pleurant.
Personne ne bougeait autour de lui. Tous le regardait, certain l'admirait, d'autre étaient pris de pitié par tant de souffrances, de blessures ouvertes qui ne refermeront jamais complètement, concentrées dans le corps et l'esprit d'un si jeune homme.
Ils restèrent ainsi pendant, une heure, où peut-être même plusieurs, ils n'en savait rien. Harry demeurait immobile, toujours accroupie. Alors que les premiers rayon de lumière magique traversaient le hall, une voix douce et chaude, que Harry ne pouvait que reconnaître, se fit entendre à l'autre bout du hall.
- Viens Harry, je te remonte dans ta chambre.
Elle le prit par le bras, aidant le héro à se relever, ils traversèrent ensemble le hall, sous les yeux attendris des hommes qui étaient présents. Ginny soutenait Harry par les épaules, et ce dernier n'en fut que plus rassuré. Ils marchèrent lentement, en silence, jusqu'à la chambre. Harry tomba sur son lit, épuisé par tant de souffrance. Son c½ur battait à une vitesse affolante, et déjà un voile noir tombait devant ses yeux. Il eu une dernière vision de Ginny qui lui souriait gentiment. Son regard croisa le sien, puis Harry sombra dans les ténèbres du sommeil.
Les trois jours qui passèrent furent comme incompréhensible pour Harry. Il n'avait ni mangé, ni bu, ni dormi depuis la discussion entre le médicomage et le père Weasley. La famille de ce dernier lui avait rendu visite, un pu plus tard dans la semaine. A peine était-elle rentrée qu'un silence pesant s'installa. Les visiteurs ne devaient pas savoir par où commencer. Harry prit donc la parole :
- Ca va bien ? lança t-il à Hermione, Ron et aux autres.
- Ouais, tout va bien, tout le monde est en pleine forme, répondit Ron, un peu stressé.
- Et comment vont Fred et George ?
Moly éclata en sanglots, Ginny, qui observaient jusqu'à présent la pièce, le regardait avec des yeux rond, alors que Ron était devenu pâle et raide comme une statue. Y avait-il un problème ? Harry n'osa pas demander, car manifestement, au vu des différentes réaction de la famille Weasley, il y en avait un. Etait-ce encore un évènement qui s'était passé dont il ne se souvenait plus ? Notre héros n'en savait rien, mais Moly répondit soudain, entre deux sanglots :
- Ils vont très bien, ils sont au magasin.
- Où est Mr Weasley ? Il n'est pas là? Il ne lui est rien arrivé j'espère !
- Non, il va bien, répondit Hermione, apparemment soulagé de changer de sujet, il est au ministère. Il a beaucoup a y faire pour tout reconstr...
- Pour recruter secrètement pour l'ordre ! devança Ron, alors qu'Hermione devenait aussi rouge que Ginny était rousse.
Harry fit alors un signe discret qui invitait ses deux amis à s'approcher. Ginny, qui consolait sa mère, ne remarqua rien, alors que Ron et Hermione tendait l'oreille :
- Je ne suis pas en sécurité, commença Harry, Sainte Mangouste n'est pas surveillé, je dois m'échapper.
- Mais, répondit alors Ron, ta chambre est gardée par deux aurors qui appartiennent à l'Ordre du Phénix !
- Ron ! Voldemort veut me tuer de sa main ! Ce ne sont pas deux sorciers minables qui vont l'en empêcher !
- On montera la garde alors ! rétorqua le rouquin
- Non ! je n'ai pas envie que vous couriez un tel risque pour moi. Je pense que je vais m'échapper dimanche, dans deux jours. J'ai remarqué que ...
- Non Harry, l'interrompit Hermione, tu es trop faible pour le moment. Ne sort pas de ton lit ! Cela fait des jours que tu ne mange plus ! reste dans ta chambre. Nous sommes certain que Voldemort ne t'attaquera pas ici.
- Hermione ! Voldemort a le contrôle du ministère ! Il fait ce qu'il veut !
Ne pouvant contrecarrer les argument du malade, les deux amis se turent, et quelques minutes après, tous les visiteurs étaient partis, laissant Harry seul dans sa chambre, réfléchissant à sa future évasion.
Plusieurs jours avaient passés : Harry avait reprit des forces. Il mangeait normalement mais dormait toujours très mal. Mais c'était pour une autre raison. Le héros savait que sa tentative de s'enfuir de l'hôpital était très risquée.
Minuit sonna enfin. Le c½ur de Harry battait de plus en plus fort. Il se leva doucement de son lit, puis s'habilla. Il prit sa baguette, posée sur sa table de nuit et la mis dans sa poche. Tout en douceur, il ouvrit la porte. Personne. Il la referma délicatement, puis commença à marcher à pas feutrés dans le couloir faiblement éclairé. Il connaissait cet étage pour y avoir été lors de sa 5ème année. Il descendit les escaliers, puis arriva dans le hall. Il était désert. Pourtant Harry n'avait pas bu de Felix Felicis ! Il marchait avec un peu plus d'aisance, s'approcha de la fausse vitrine qu'il traverserait pour se rendre en plein c½ur de Londres. Il savait ce qu'il ferait ensuite. Il rejoindra Square Grimmaud.
Mais, alors qu'il s'apprêtait à franchir la barrière invisible, un sort le manqua de peu et s'écrasa devant lui. Harry se retourna, sa baguette prête. Il vacilla légèrement, mais était prêt à livrer un combat acharné. Le hall plongé dans la semi obscurité, il na voyait que les ombres de ses assaillants. Ils devaient être une dizaine, à première vu. Une voix, qu'il connaissait, tonna soudain :
- Harry, ne fait pas de bêtises. Ce sont des amis. Ne sort pas, ce serait trop risqué.
- Jamais, cria Harry, alors que son sort de stupéfixion touchait un adversaire à gauche de l'homme qui venait de lui parler. Ce dernier n'avait pas bougé, il avait observé son coéquipier qui s'était écroulé juste à côté de lui.
- Tu ne pourra pas tous nous stupéfixier Harry. Nous ne voulons pas te faire du mal, juste de garder ici, en sécurité. Tu es un peu perturbé, il vaut mieux que reste dans ton lit.
- Mr Weasley ? C'est vous ? dit soudain Harry, que faites vous ici ?
- Harry, répondit Arthur, Voldemort est mort, tu l'as tué de tes mains !
- Non ! je ne vous crois pas ! Vous mentez ! cria Harry, qui, par colère, stupéfixia un autre adversaire.
- Tu te trompe, accepte cette idée, tu l'as tué Harry, tu es notre sauveur !
- Non ! je veux parler à quelqu'un d'autre monsieur. Je veux parler à Lupin. Lui il me comprendra, lui il saura m'écouter ! dit le Survivant, alors que Weasley s'était approché tout près de lui.
- MAIS REMUS EST MORT HARRY, hurla alors le père Weasley, tout en pleurant et en secouant Harry par les épaules, IL EST MORT, TOUT COMME TONKS, OU MAUGREY OU ENCORE FRED ! ILS SONT TOUS MORTS !
Ce fut comme un électrochoc pour Harry. Tout lui revint en mémoire en un instant. Le corps de Remus, à côté de sa femme, l'explosion, le cadavre de Fred, Percy hurlant à ses côté. Les yeux de Fred, vides de vie, vides d'espoir, vides de toute sensation.
Harry tomba à genoux sar le sol dallé du hall. Il plaquait ses mains sur ses yeux, comme si la douleur physique pouvait chasser les mentales. Ils s'enfonçaient ses yeux dans son crâne tout en pleurant.
Personne ne bougeait autour de lui. Tous le regardait, certain l'admirait, d'autre étaient pris de pitié par tant de souffrances, de blessures ouvertes qui ne refermeront jamais complètement, concentrées dans le corps et l'esprit d'un si jeune homme.
Ils restèrent ainsi pendant, une heure, où peut-être même plusieurs, ils n'en savait rien. Harry demeurait immobile, toujours accroupie. Alors que les premiers rayon de lumière magique traversaient le hall, une voix douce et chaude, que Harry ne pouvait que reconnaître, se fit entendre à l'autre bout du hall.
- Viens Harry, je te remonte dans ta chambre.
Elle le prit par le bras, aidant le héro à se relever, ils traversèrent ensemble le hall, sous les yeux attendris des hommes qui étaient présents. Ginny soutenait Harry par les épaules, et ce dernier n'en fut que plus rassuré. Ils marchèrent lentement, en silence, jusqu'à la chambre. Harry tomba sur son lit, épuisé par tant de souffrance. Son c½ur battait à une vitesse affolante, et déjà un voile noir tombait devant ses yeux. Il eu une dernière vision de Ginny qui lui souriait gentiment. Son regard croisa le sien, puis Harry sombra dans les ténèbres du sommeil.