HERMIONE NE RETOURNE PAS A POUDLARD ...


Harry sortit pour la veille de son anniversaire. Mr Weasley avait été affecté à sa protection rapprochée par le ministre. En effet, certain mangemorts n'avaient toujours pas été retrouvés, et ces dernier auraient pu lancer une action sur la célébrité du nouveau monde magique. Deux autres aurors étaient présents. Ils étaient tous les deux jeunes, et ils ne dirent pas un mot, se contentant d'observer Harry brièvement, une lueur d'admiration dans les yeux.

Harry, ainsi que son escorte, transplannèrent d'une une ruelle sombre, longeant l'entrée de Sainte Mangouste. En un instant, il se trouva devant le portail du terrier, l'endroit qu'il aimait le plus, après Poudlard. Il n'y avait personne dans le jardin, mais la maison semblait quelque peu endommagée. Bien que la magie eut tout réparé, on pouvait deviner que la grange avait été refaite et un arbre arraché.

- Ce sont les Rafleurs qui ont on fait ça, dit Arthur Weasley, comme s'il avait lu dans les pensées de Harry. Lorsqu'on était chez Muriel, Tu-sais-qui les a envoyés pour fouiller la maison. Heureusement, nous avions été soigneux et n'avions rien laisser derrière nous un quelconque indique donnant des renseignements sur l'endroit où l'on se cachait.

Après cette explication, que Harry avait écouté attentivement, les deux aurors retournèrent au ministère en transplannant, après avoir salué les deux autres hommes. Ces derniers pénétrèrent dans le jardin en faisant grincer le portail rouillé. Alertés par le bruit, tous les habitants de la maison se précipitèrent dehors et, en découvrant Harry devant la porte, se jetèrent sur lui en le félicitant. Le Survivant, gêné par cet accueil très chaleureux, s'avança péniblement vers la porte de la cuisine, d'où une délicieuse odeur de tarte à la rhubarbe émanait.

Tout le monde ayant reprit sa place, Harry pu observer son entourage. Toute la famille Weasley était présente. Hermione donnait le biberon au petit Teddy, orphelin de Remus Lupin et de Tonks. Il était venu avec sa grand-mère, Andromeda, qui observait nonchalamment le feu qui brûlait dans la cheminée.

- Veux-tu un peu de soupe Harry ? demanda doucement Molly.

- Volontiers, je meurs de faim, répondit Harry, honteux de leur dernière altercation, pendant laquelle il avait parlé du défunt Fred.

Et aussitôt, une assiette pleine de soupe à l'oignon bouillante atterrit devant Harry, qui n'attendit pas pour la boire et donc se brûla atrocement la gorge. Tout le monde discuta pendant des heures, mais lorsque sonna onze heures, Harry se dirigea dans la chambre de Ron pour un repos bien mérité.

Notre héros avait pourtant remarqué la solitude de George. Ce dernier s'était tenu volontairement éloigné, dans la cuisine, alors que toute sa famille discutait dans le salon. Il ne souriait plus, ne plaisantait plus. Il semblait éteint. La mort de Fred devait fortement le toucher, mais Harry pensait – et espérait – qu'il aurait assez de forces pour se relever et construire son avenir. Il subissait la vie, le temps. Chaque minute qu'il vivait donnait l'impression de le faire souffrir. Dans ces pensées, Harry ferma les yeux et s'endormi immédiatement, alors que déjà Ron commençait de ronfler.

Le lendemain, Harry descendit prendre son petit déjeuner avec Ron, lorsque Ginny apparut sur la droite de l'escalier. Alors que Ron tournait vivement la tête, la rouquine embrassa longuement Harry :
- Bon anniversaire Harry, dit-elle après ce long baiser, alors que Ron, l'ai dégoûté, se décidait enfin à les regarder.

Lorsqu'il pénétra dans le salon, un immense « Joyeux anniversaire » déchira les tympans de Harry. Il mangea tranquillement. On discutait autour de lui, mais Harry remarqua que George n'était toujours pas là. Il devait sûrement rester dans sa chambre, et Harry se résolu à en parler à Ron dans la journée.

Comme jour exceptionnel, les jeunes de la maison purent éviter les corvées qui les occupaient d'habitude. Le matin passa tranquillement, Harry discutait avec les autres, alors qu'il n'avait pas vu Mr Weasley, partit très tôt en raison du travail considérable au ministère. Arriva donc l'heure du déjeuner, qui se passa malgré lui. La discussion y ayant amené, les jeunes décidèrent d'aller au chemin de traverse. Harry avait bien l'intention d'y acheter un nouveau balais.

Harry se rapprocha de la cheminée et prit une grosse poignée de poudre de cheminette. Pendant un bref instant, il se rappela la première fois qu'il avait utilisé ce moyen de transport : une erreur de sa part l'avait malencontreusement projeté dans l'allée des embrumes, un endroit malfamé. Il prit place dans la cheminée et, tout en jetant la poudre a ses pieds, il cria « Chaudron Baveur », qui le projeta directement dans le petit bar miteux.

- Bonjour Messieurs Dames, déclara le barman à leur arrivé, prendrez-vous une petite collation ? Oh ! Mais c'est Mr Harry Potter ! Le Survivant! C'est un honneur pour moi d'avoir un jour servi le grand Harry potter.
- Non merci, répondit Harry. Tom n'est plus là ?
- Non. Des mangemorts sont venus pour lui tirer des informations qu'il ne connaissait pas. Ils l'ont froidement tué après lui avoir infligé le sortilège Doloris...
- Désolé, déclara Hermione, avant de se tourner vers les autres : Aller ! On n'a pas de temps à perdre !

Ils se dirigèrent donc dans la petite pièce où Ron toucha avec sa baguette magique quelques pierres du mur qui leur faisait face. Les briques commencèrent alors à s'écarter, pour finalement ouvrir sur le chemin de traverse. Il n'était pas bondé comme Harry l'avait connu dans ses premières années à Poudlard, mais les magasin ne vendaient plus de magie noire. Certaines vitrines restaient cependant sales, malgré les commerçant qui revenaient peupler le c½ur du commerce de fournitures magiques du Royaume Unis.
Ils passèrent devant la boutique d'Ollivanders. Ce fabriquant de baguette - le meilleur et le seul – avait été enlevé par Voldemort pour percer le mystère de la connexion entre les baguettes de Harry et du mage noir. Il s'était finalement échappé avec l'aide de Harry.

- Que devient Ollivanders ? demanda donc Harry à Hermione.

- Il est revenu dans son magasin. Mais comme toutes ses baguettes ont été volé, il doit en fabriquer des centaines. Il y a une pénurie de baguettes en Angleterre. Les mangemorts les ont pris et ont du les cacher –ou les détruire-, mais les aurors n'ont découvert aucune cachette. Il faut donc fabriquer pour des centaines de personnes. C'est un des gros problèmes du ministère en ce moment. Il en exporte de France et d'Italie, mais ça ne suffit pas à remplir toutes les demandes.

Le groupe, accompagné de Ginny qui était venue avec eux, se dirigea alors vers le magasin de balais volants et autres accessoires de Quidditch. Par bonheur, il avait rouvert et Harry pourrait s'offrir un cadeau, comme une récompense pour tous les efforts qu'il a du faire durant la guerre. Hermione, lassé par ce sport qu'elle trouvait inintéressant, se dirigea seule vers Fleury et Bot, les libraires du chemin de Traverse qui était également revenu.

Ron, Ginny et Harry entrèrent donc dans le magasin. C'était le paradis du Quidditch pour quiconque était une fan. Les rayon, au grand bonheur de Harry, étaient pleins d'accessoires, de balais. Seuls quelques personnes étaient présentes dans le magasin. Ces dernières se retournèrent évidemment au passage de Harry, mais le Survivant les ignora et concentra sur un nouveau balais à acheter. Harry avait en effet perdu le sien il y a près d'un an lors d'un bataille aérienne contre lord Voldemort. Il traversa le magasin, pour trouver les meilleurs. Ils étaient exposés dans une vitrine, juste derrière le comptoir.

Harry s'approcha. L'Eclair de feu était là, ainsi que sa dernière version. Le Survivant fit signe à un vendeur, qui vint immédiatement, laissant son client seul face à son désarrois.

- Oui monsieur, demanda l'homme, essoufflé.

- Bonjour, répondit Harry. Je voudrais m'acheter un balais. J'avais un Eclair de feu avant. Quelle est la différence entre les deux versions ?

- Les différence, rectifia le vendeur. La nouvelle version de l'Eclair de feu a une vitesse de pointe de 352 km/h. Bien entendu, un sortilège de coussinage a été appliqué sur le manche. Un sort anti-glisse, anti-gèle, ou encore un sort de stabilisation ont été effectués. Il passe de 0 à 100km/h en seulement 3 secondes et 45 centièmes, peut tourner sur 360 degrés en 2 secondes et demi et s'arrête en moins de 10 seconde lorsqu'il est à pleine puissance. Mais j'en oublie encore...

- Je ne sais pas, déclara Harry. L'ancienne version est beaucoup moins chère de la nouvelle...
- Aller Harry, dit Ginny, laisses-toi tenter.

- Bon, mais c'est seulement parce que tu me le dis...

- Alors, cela fera 568 mornilles pour le balais, dit le vendeur, des étoiles au fond des yeux. Si j'ajoute les trois kits à balais que vous avez acheté, vous me devez donc 742 mornilles et 23 noises !

- Voila monsieur, dit Harry en sortant l'argent de sa poche. Ron ? Tu es où ? Que fais-tu ?

- Monsieur, je voudrais un autre Eclair de feu, dernière version, dit Ron.

- Un Eclair de feu ? s'étonna Harry, mais où as-tu trouvé l'argent ?

- C'est la récompense du ministère, avoua Ron, qui n'aimait pas parler du manque d'argent de sa famille. Tu en as touché une aussi. Comme tu étais à l'hôpital, on l'a directement mis à Gringotts. »
Et sur ce, les trois amis sortirent rejoindre Hermione qui les attendaient devant la vitrine du magasin, les bras chargés des livres.

- Tu as déjà acheté tes livres pour Poudlard Hermione ? dit Ron, tu ne crois pas être un peu en avance ? C'est vrai, personne...

- Je ne retournerais pas à Poudlard cette année, déclara Hermione, alors que tous ses amis la regardaient avec stupeur.

- Quelle bonne blague ! pouffa Ron.

- C'est vrai Ron ! s'énerva Hermione. J'ai trouvé un emploi au ministère. Dans la Justice magique. C'est un bon tremplin pour ma future carrière. Kingsley m'a proposé le poste de greffier.

- Mais, Hermione, s'étonna Harry, tu vas abandonner Poudlard ? Tu vas abandonner tes études ? Il ne te reste plus qu'une année !

- J'étudierais chez moi. J'ai envoyé un hibou à Mc Gonnagal. Elle m'a répondu qu'elle s'était arrangée pour que je puisse passer les épreuves en même temps que vous. Je réviserais chez moi quand j'en aurais le temps et passerais mes ASPIC. C'est quand même un brevet essentiel pour une future carrière dans la justice magique.

- Fait comme tu le veux, dit alors Ginny, mais réfléchit bien avant de prendre des grandes décisions. Tu ne pourras plus y retourner après.

- C'est tout réfléchit Ginny, répondit Hermione. C'est la chance de ma vie ! Je ne peux pas la laisser passer. Le voyage que nous avons fait m'a ouvert les yeux. Il y a un monde réel autour des études. Je pense être capable d'évoluer dans cette réalité. Je passerais mes ASPIC, mais seulement parce que c'est une épreuve nécessaire dans ma carrière.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 02:42

Modifié le lundi 21 juillet 2008 02:03